Table Ronde 2

QUEL AVENIR POUR LA ZONE EURO ?

  Une Zone euro plus intégrée pour une Europe plus unie ?

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ANIMÉ PAR

Sophie Fay, Chef du service économie, L’Obs

INTERVENANTS

Anne-Laure Delatte, Directrice-adjointe du CEPII, Responsable du programme scientifique Macroéconomie et finance internationales

Jean Pisani-Ferry, Économiste, Professeur de politique économique à Sciences Po Paris. Lauréat 2001 du Prix du Livre d’Économie

Odile Renaud-Basso, Directrice générale du Trésor

Laurent Zylberberg, Directeur des relations institutionnelles, internationales et européennes, Caisse des Dépôts


« L’euro sera dans vingt ans la monnaie de réserve internationale si elle consolide et pérennise ses institutions »
— Christine Lagarde, pour Lire l’Économie

Le contexte politique actuel est caractérisé par une radicalisation des opinions au sein de l’Union européenne – et au-delà. Cependant, ces oppositions font généralement abstraction d’un consensus largement partagé : l’Union européenne et la Zone euro en particulier doivent être réformées afin de réduire les déséquilibres et les tensions en leur sein et clarifier le cadre économique et politique européen.

La mise en place de l’euro a rendu plus complexes les règles de l’Union européenne et imposé de nouveaux défis à la communauté européenne. L’euro est soumis à la concurrence du dollar, qui reste par exemple majoritairement utilisé par les Européens dans leurs importations énergétiques et dans leurs échanges.

En créant une union monétaire sans achever l’union économique et en l’absence d’une union politique, les fondateurs, dans le cadre de la commission présidée par le Français Jacques Delors, faisaient un pari dangereux. L’introduction de l’euro devait pousser les États européens à abandonner des parts croissantes de souveraineté au profit de l’Union européenne pour la mise en place d’une véritable union économique et politique.

Les crises de 2008 et 2010 ont fait émerger les déséquilibres économiques originels entre les économies nationales et les risques impliqués par l’absence de mécanismes de solidarité entre les États membres.

Deux grands défis se posent, dès lors, aux décideurs européens : comment doter la Zone euro d’un pouvoir de décision autonome et indépendant des gouvernements nationaux, nécessaire à la survie de la monnaie unique ? Comment réformer et approfondir l’intégration de la Zone euro sans créer de nouveaux déséquilibres pour l’Union européenne ? Comment préparer les autres États membres de l’Union européenne à l’intégration de la Zone euro ?