28E JOURNÉE DU LIVRE POLITIQUE

SAMEDI 30 MARS 2019

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DÉBAT N°3-14h35

XXIème siècle, la grande fatigue démocratique ?


Animé par Michèle Cotta, éditorialiste, essayiste, avec :

Jean-Louis Bourlanges, député (MoDem) de la 12ème circonscription des Hauts-de-Seine ; Olivier Duhamel, Président de la Fondation nationale des Sciences Politiques (FNSP), Professeur émérite des Universités à Sciences Po ; Gilles Finchelstein, Directeur général de la fondation Jean-Jaurès, directeur des études Havas Worldwide ; Brice Teinturier, Directeur général délégué, IPSOS France ; Cécile Untermaier, Députée (SOC) de la 4ème circonscription de Saône-et-Loire


“Plus rien à faire, plus rien à foutre” : une autre façon d’exprimer cette lassitude dans notre société. Brice Teinturier présentait ainsi  “la vraie crise de la démocratie”, dans un ouvrage qui a reçu le Prix du Livre Politique 2017. L’abstention électorale est le premier symptôme de cette réalité.

Parler de grande fatigue démocratique, c’est encore parler de grande fatigue du corps politique. Au-delà de la pratique du vote blanc et du vote pour des partis politiques différents des grands partis traditionnels, c’est un profond détachement à l’égard de la politique et une défiance grandissante à l’égard des principaux acteurs de notre démocratie - élus, journalistes et experts - qui ébranle notre système et éloigne chaque citoyen de notre démocratie.

Les expressions populistes, technocratiques, ou plus généralement illibérales, sont aujourd’hui autant de menaces à une démocratie considérée depuis la fin des années 1980 comme un acquis et un horizon indépassable pour tous les peuples du monde.

Dans le même temps, des formes nouvelles d’expression démocratique apparaissent, des solutions technologiques et numériques sont développées et proposées, des citoyens, des associations et même des entreprises s’engagent au nom de l’intérêt général, s’associent aux décisions collectives ou aux politiques publiques.

Ces constats et ces dynamiques, en apparence antagonistes, semblent révéler un double mouvement de repli diffus et de transformation au sein de notre société. La démocratie est-elle soumise à une forme de stagnation durable ou bien cette grande fatigue est-elle l’occasion d’un profond renouveau ?