Mention Spéciale du Jury

Mention Spéciale du Jury

Décernée à l’unanimité des deux jurys à : MICHELE COTTA

Pour Cahiers secrets de la Vè République – tome IV, 1997 – 2007, ed. Fayard

« La politique vous passionne ? Vous en avez marre de ces opuscules vite écrits et vites lus qui encombrent les rayons des librairies ? Vous voulez tout savoir de la vie de ceux qui nous gouvernent depuis prés d’un demi-siècle ? Un seul conseil : achetez le Cotta ! Ou plutôt les Cotta puisque que cette œuvre au long court ne comprend pas moins de quatre tomes et que le dernier, consacré aux années 1997-2007, vient à peine d’être publié. Cette somme porte bien son titre : « Les carnets secrets de la Cinquième République». Chaque jour au presque, Michéle Cotta a noté tout ce qu’elle avait vu ou entendu. Et Dieu sait le nombre de confidences qu’a pu recueillir celle qui reste, aujourd’hui, la plus capée de la presse française. Portrait, scènes, citations off : on trouve de tout dans ces carnets qui sont restés longtemps rangés dans un tiroir et que l’auteur nous offre aujourd’hui, pour notre plus grand bonheur. C’est qu’il fallait une grande journaliste pour conduire jusqu’au bout ce travail de romain. Dans les carnets de Cotta, rien n’est inutile. On y voit, comme si c’était hier, le vie politique se dérouler sous nos yeux. On y revoit aussi des hommes et des femmes qui ne font plus, depuis belle lurette, la Une des journaux mais qui furent longtemps les acteurs principaux de la vie publique. Là est sans doute la force de cette entreprise éditoriale à nulle autre pareille. Elle réveille le souvenir et donc la nostalgie. Elle informe sur ce que fut la réalité d’une époque. Elle dit, mieux que toute autre, que la politique est un sport formidable, surtout quand elle est racontée avec autant de scrupule et d’honnêteté par une plume précise et amusée. Michèle Cotta, on le sent à la lire, ne s’est jamais ennuyée en faisant son métier et du coup, son appétit excite le notre. Il y a quelque chose d’éminemment jouissif à lire, ou même seulement feuilleter, ces pages qui, au bout du compte, forment le roman vrai de Cinquième République. Et pour dire les choses encore plus simplement, quitte à désespérer l’auteur, on se met à rêver que ce quatrième tome – 1148 pages, excusez du peu ! – ne soit pas le dernier. »

 François Bazin

Secrétaire du Prix du Livre Politique
Rédacteur en chef, responsable du service Politique, Le Nouvel Observateur



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